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À Nancy, les mesures temporaires ont décidément la fâcheuse habitude de devenir définitives. 

On se souvient, à cet égard, de la suppression des liaisons ferroviaires vers Lyon, sous le prétexte de travaux à la gare de la Part-Dieu. Désormais, gagner le sud-est depuis Nancy relève d’un véritable parcours du combattant, qui mène notamment par Marne-la-Vallée.

A l’heure actuelle, c’est le TGV vers Paris qui se retrouve sur la sellette, puisque sa fréquence est passée de dix allers-retours quotidiens à environ la moitié, à la faveur de la COVID-19. Et si le maire de Nancy Mathieu Klein espérait, dans les colonnes de Vosges Matin, retrouver au plus vite les rythmes d’autrefois, le vice-président de la Métropole Patrick Hatzig émettait pour sa part un tout autre son de cloche. À l’en croire, la crise laisserait inévitablement « des traces ». À bon entendeur.

Reste que cette nouvelle est un véritable coup de massue au regard de l’enclavement déjà prononcé de la cité ducale, privée d’axe autoroutier majeur et flanquée d’un aéroport fantôme à l’offre commerciale rachitique. Car le fameux « Lorraine Airport », dont le nom à l’anglicisme ronflant a été récemment retoqué, a vu disparaître en peu de temps ses dessertes vers Nice et Lyon, partiellement reprises par Twin Jet, tandis que ses itinéraires vers le Maghreb restaient désespérément cloués au sol.

Bref, le monde de demain a de quoi inquiéter, à l’heure où semble se profiler une France à deux vitesses, au détriment de nos territoires. S’agissant de Nancy, c’est une fois de plus l’occasion de souligner, comme je l’ai fait à plusieurs reprises en tant que conseillère régionale, que les rodomontades sur « l’attractivité » sont restées lettres mortes, alors que l’ancienne capitale de Lorraine ne cesse de dégringoler dans la plupart des classements en la matière. 

Espérons que les prochaines échéances électorales permettront de redresser la barre, au risque de voir Nancy poursuivre son inexorable déclin.

Fédération du Rassemblement National de Meurthe-et-Moselle.

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